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Publié : 21 septembre

Les sciences naturelles à Rouen au XIXe siècle, par Bénédicte Percheron

ISBN 978-2-37361-120-5
EAN13 Papier 9782373611205
Nbre de pages 710
Nbre de figures 101
Dimensions 16,4 x 24 cm
Prix livre papier 35 €

Les collections de sciences naturelles de l’agglomération rouennaise trouvent leurs origines dans des pratiques scientifiques du XVIIIesiècle : constitutions de cabinets de curiosités et créations de jardins botaniques destinés à l’étude de la nature. Avec la Révolution française, l’histoire naturelle sort des cabinets des aristocrates et des ecclésiastiques pour être accessible à tous. À Rouen, le Muséum d’histoire naturelle témoigne de ce processus de démocratisation tant par sa fonction de laboratoire que par son action de vulgarisation scientifique. Par leurs qualités esthétiques et la richesse de leurs collections, les muséums locaux et les jardins publics attirent les foules et suscitent des vocations. Les politiques d’instruction publique oeuvrent enfin à la structuration et à l’orientation des savoirs scientifiques.

Cet ouvrage interroge et confronte ainsi les relations paradoxales entretenues entre la recherche et la vulgarisation scientifique dans l’agglomération rouennaise au XIXe siècle. In extenso, il offre un panorama des sciences naturelles dans cette ville où les débats scientifiques nationaux, voire internationaux, sont discutés, comme la génération spontanée ou encore l’évolution. L’ouvrage s’intéresse tout d’abord aux origines de la discipline à Rouen, avant 1789, à travers l’étude des premières collections privées, puis publiques spécialisées. Il s’attache par la suite aux structures scientifiques provenant de l’institutionnalisation des sciences naturelles au XIXesiècle : le Muséum d’histoire naturelle de Rouen et les jardins publics locaux. Enfin, il observe les modes et dispositifs de diffusion de cette science, en commençant par son enseignement et le rôle des sociétés savantes locales. Il se focalise de même sur la diffusion des théories scientifiques, les créations muséographiques de la Troisième République et les différents modes d’exhibition du vivant : spectacles anthropologiques, ménageries ou encore parcs zoologiques.

Cette perspective locale permet alors de saisir les enjeux scientifiques, politiques et sociologiques majeurs d’une discipline en pleine structuration. Elle souligne aussi bien les ruptures épistémologiques que les choix formels de la diffusion d’une science singulièrement esthétisée.

Bénédicte Percheron est docteur en histoire contemporaine. Elle travaille sur l’histoire des sciences naturelles en France au XIXe siècle. Elle est l’auteur d’une thèse soutenue en 2014 intitulée Les Sciences naturelles à Rouen au XIXe siècle : muséographie, vulgarisation et réseaux scientifiques (1789-1923). Elle a été ingénieur d’études à la Fondation Maison des Sciences de l’Homme de Paris pour l’ANR/DFG Biolographes (2015-2017). Elle y a étudié les liens entre littérature et savoirs du vivant au XIXe siècle. Titulaire d’un Master de valorisation du patrimoine culturel et naturel et d’un doctorat de musicologie soutenu en 2007. Enfin, elle est membre (post-doc) de l’ANR/DFG Biolographes – Fondation Maison des Sciences de l’Homme et chercheur associé du Groupe de recherche d’histoire de l’Université de Rouen, EA 3831.