« Crise et psychose » - Philosophie Espace pédagogique académique

« Crise et psychose »

Conférence de Philippe Fontaine, ancien Professeur à l’Université de Rouen

Jeudi 15 octobre 2015
11h-12h30
Bâtiment A Lettres
Salle A509, Université de Mont Saint-Aignan

, par Stephen Mangeon - Format PDF Enregistrer au format PDF

Dans le cadre du Séminaire de recherche doctorale et post-doctorale « Crise et réflexion ».

A considérer la schizophrénie comme une « maladie de l’esprit », il semble légitime d’en interroger les conséquences sur la question de l’ipséité, à l’instar de Ludwig Binswanger, par exemple, qui y voit une pathographie du soi. La phénoménologie, considérée comme théorie de la conscience, pour laquelle l’activité de synthèse de la conscience transcendantale est essentielle à la constitution de la vie subjective, apparaît comme une voie d’approche privilégiée pour l’appréhension des pathologies se définissant par une altération de cette activité constituante. Dans une telle perspective, on peut montrer que la psychose se donne comme une expérience de passivité, non en un sens absolu, mais comme déséquilibre entre la dimension active et passive de l’expérience, et consacre un échec du sujet à la réappropriation de ses contenus expérientiels. La schizophrénie peut ainsi apparaître comme un cas de déficit de l’appropriation attentionnelle des contenus de conscience. Il est alors possible de montrer en quel sens c’est bien une telle défaillance dans l’appropriation des vécus qui affecte en profondeur la constitution du moi, et, à ce titre, signe l’apparition de la psychose.

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