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Publié : 2 octobre 2014

Présence de Jean-Jacques Rousseau dans la Révolution française, 1789-1794

Conférence de Claude Mazauric, historien, enseignant-chercheur retraité de l’Université de Rouen et du laboratoire GRHis.
Jeudi 9 Octobre 2014, Maison de l’Université, Place Emile Blondel, Mont-Saint-Aignan, à partir de 18h30.

Professeur émérite d’histoire moderne à l’Université de Rouen, C. Mazauric est un des meilleurs spécialistes français de la Révolution française.
Auteur de plusieurs centaines d’études, articles ou préfaces dans diverses revues françaises ou étrangères, il a de surcroît publié Babeuf et la conspiration pour l’égalité (1962), Sur la Révolution française (1970, rééd. 1988), Histoire de la France contemporaine, 1789-1799 (1978), Jacobinisme et Révolution (1984, rééd. 1988), et La Révolution en Haute-Normandie (en collaboration, 1988).
En 2000, il a assuré la réédition des dix volumes des Œuvres de Maximilien Robespierre, en 2004 a rédigé une biographie de l’historien Albert Soboul, en 2009 réalisé une grande synthèse sur L’Histoire de la Révolution française et la pensée marxiste et en 2011 écrit un essai biographique, Jean-Jacques Rousseau à vingt ans.
Bien que son dernier ouvrage (Destins : quatre poilus originaires de
Collorgues dans la Grande guerre
) soit plus personnel et envisage une période plus récente, Claude Mazauric est un éminent spécialiste de la Révolution française.

CONFÉRENCE - PRÉSENCE DE JEAN-JACQUES ROUSSEAU DANS LA RÉVOLUTION (1789-1794)

Les sources les plus diverses, des témoins nombreux, beaucoup d’objets rassemblés, tout illustre sans équivoque un fait saillant : la personne et l’œuvre de Jean-Jacques Rousseau sont omniprésentes dans le mouvement de la Révolution française. Non seulement dans la phase de construction de la Première république, dite « démocratique » à partir de l’été 1792, mais dès 1789 lors de l’enclenchement, dit « libéral », du cycle révolutionnaire.
Sous la double figure éponyme, celle du héros malheureux incompris par les puissants et les honorés de son temps, ou celle du génial penseur de l’ordre politique légitime, de l’éducation libre et du croyant affranchi de la soumission aux dogmes des religions révélées, le genevois Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) a aidé la France à penser son renouveau révolutionnaire.
Malgré bien des ambiguïtés, c’est en reconnaissance de cette dette indiscutable, que la Convention nationale a voulu honorer en Jean-Jacques, le philosophe et l’homme blessé, en transférant ses restes au Panthéon national, lors de la grandiose fête civique du 11 octobre 1794.